Stationnaire
Certes, certes, le blog est délaissé... Je viens répondre aux innombrables plaintes de nos fans qui semblent immensément déçus du silence de Raspoutine!
Blague à part, voici des nouvelles fraîches du bord.
Si le blog n'est plus alimenté, c'est pour une simple et bonne raison : Raspoutine se repose. Comme indiqué en fin d'article précédent, nous avons décidé de stopper notre route pour une durée pour l'instant indéterminée. La Martinique nous plaît bien et après 7 mois de nomadisme, notre grande sociabilité exigeait de nous une pause.
Par ailleurs, Bastien remplit activement la tire-lire de Raspoutine et nos lecteurs pourront, grâce à l'image, constater l'énormité du monstre sur lequel il navigue et achemine ses passagers jusqu'aux Grenadines.
Mais que fait Camille pendant ce temps??? Avouons tout, je prépare le concours de professeur des écoles, que je passerai ici-même en septembre.
Car enfin, nous nous sentons bien ici alors, pourquoi ne pas essayer d'y rester un peu? Le bassin de navigation est parfait et trouver un emploi ne nous empêchera pas de naviguer. A fortiori, trouver un emploi nous permettra de naviguer plus loin et plus longtemps, par la suite!
Bref, ceci explique cela, mais rien n'est joué et en cas d'échec, nous décollerons pour d'autres cieux.
Alors, pour l'heure, nous nous sommes assez bien acclimatés au rythme antillais et découvrons ses bons côtés tout autant que les mauvais.
La saison est creuse, les touristes absents, rien que du local et de l'expatrié, du voyageur...
Raspoutine pose tantôt son ancre au Marin pour profiter des facilités de la ville, tantôt à Grande Anse pour jouir de ses eaux cristallines, de la plongée, des pêches admirables de Bastien et des compétitions de brasse avec les tortues.
Mais attention, le temps change! Les températures se font étouffantes, les grains sont orageux et de plus en plus puissants, les ondes tropicales se succèdent sur l'arc antillais.
Pire encore, nos amis du Cachalot sont partis, temporairement rentrés en métropole pour remplir la caisse de bord et revoir familles et copains. Ahhh, tandis qu'en France les estivants profitent des plages et du soleil, voilà que nous nous plaignons et avons hâte à novembre!
Quoiqu'il en soit, nous savourons notre chance de vivre à bord de notre sublime Raspoutine... et nous n'oublions pas Mamie, qui avant notre départ nous avait promis de suivre notre voyage sur une carte. Nous sommes bien certains qu'elle aura toujours un oeil sur nous...