Saint-Vincent et les Grenadines
Forts des heureux résultats à la première partie du concours de professeur des écoles, nous avons mis les voiles le 23 octobre à destination des Grenadines. Nous renouons avec les vacances, les vraies, et Raspoutine fend les flots en débarrassant sa coque des algues gourmandes du Marin (aidé en cela, certes, par la raclette de Bastien...).
Pour cette première semaine, nous avons navigué avec Gastibelza et son énergique équipage : Samy, Sophie, Hélios et Hugo. Après une halte technique à Rodney Bay, nos deux navires ont mouillé à l'ombre des inquiétants Pitons de Sainte-Lucie.
Respectivement hauts de 750 et 798 mètres, les Petit et Grand Pitons changent l'humeur entière du site en jouant avec le soleil, nous faisant grincer des dents à chaque passage nuageux... Le Capitaine Jack Sparrow et son Black Pearl, ainsi que le Hollandais Volant et ses âmes bânies ne sont pas loin, c'est sûr...
Quittant le mouillage à 4h du matin, nous avons rejoint celui de Port Elizabeth à Bequia vers 13h après avoir franchi le canal de Saint-Vincent, être passé sous le vent de cette île aux allures sauvage et impénétrable puis avoir traversé le petit canal de Bequia.
Et là, l'instant formidable... : Bastien pêche une ENORME daurade coryphène! J'entends déjà les malins siffler! Mais nous avons la preuve photographique et plus encore : le témoignage de Gastibelza (que l'on ne saurait soudoyer bien sûr). Un mètre de long qui, levé en filets, a nourri 10 personnes... quel panache!
Epanouis par cet exploit, nous sommes restés toute une semaine à Bequia, randonnant, crapahutant, jouant avec Hélios "capitaine de l'annexe" et Hugo "chef des biscoteaux", et trinquant le soir venu avec les adultes "responsables" de ces énergumènes...
Puis toute la petite famille s'en étant retournée, Raspoutine a levé l'ancre pour la reposer à Canouan, l'île aux douces collines.
La vie du village principal, Charleston, y semble bien tranquille; les vieux sont assis devant les maisons, les jeunes flânent en petits groupes, des chevrettes se promènent, les pélicans volent lourdement, le tout dans un flot de reggae émanant d'un boui-boui. Sur la côte au vent, on admire la longue barrière de corail et les eaux turquoises du lagon.
C'est bien ces eaux cristallines qui envoûtent aux Grenadines et nous y goûtons encore sur l'île de Mayerau, 3 km², propriété privée d'une famille de Saint-Vincent mais demeurant accessible gratuitement, contrairement à Moustique.
Une centaine d'habitants, une ou deux voitures, quelques bars rasta, des pêcheurs de langoustes, quelques voiliers au mouillage, une agréable quiétude donc sur cet îlot que nous avons la chance de découvrir en basse saison...
En quittant Mayerau nous apercevons, tous proches, les Tobago Cayes, le "lagon des Caraïbes" que nous explorerons sur la route du retour. De même pour Union, où nous relâchons seulement une heure pour accomplir les formalités douanières avant d'aborder les Grenadines dépendant de Grenade, à commencer par Carriacou... à suivre!