Karukera et les Saintes
Raspoutine est un peu comme Alice, il s'émerveille d'être passé de "l'autre côté du miroir".
Les premiers jours en Guadeloupe, c'est la conscience d'être arrivés à un point de chute, d'avoir, à sa façon et à son époque, fait la route de Colomb pour le Nouveau Monde! C'est aussi le bonheur d'avoir "réussi" à remplir nos prermiers objectifs, moins d'un an après l'achat du bateau.
Plusieurs de nos lecteurs connaissent déjà les Antilles. Pour eux comme pour les néophytes, nous laisserons les images parler d'elles-mêmes. Moi qui suis nouvelle ici, je veux dire que je suis agréablement surprise, appréhendant une masse touristique (à terre et en plaisance) bien supérieure.
Or la quiétude est de mise; les eaux sont turquoises et poissonneuses (et tiennent à le rester vu nos difficultés à la pêche!); la forêt tropicale est dense; ses fougères arborescentes et bambous géants nous recouvrent parfois d'une ombre inquiétante...
Mais cette escale entre les épices, la coco, la vanille, les acras et le rhum, a pris une saveur particulière grâce à la visite de Marion, Fabien et du petit Noé.
Saluons ici la conduite vaillante et exemplaire de Nono, véritable aventurier sur terre dans la forêt tropicale comme à bord de Raspoutine où il fit preuve d'un indubitable pied marin (honneur à son prénom et à ses aïeux!).
Quant à ses parents, bien loin de s'empêcher de vivre à cause de la manutention relative aux besoins de Noé, ils furent les
premiers partants pour les balades, les baignades, la plongée pour vérifier la bonne tenue de l'ancre (merci Fabien!) mais aussi pour les bons repas (même les colombos trop relevés, n'est-ce pas Marion??) et surtout pour les ti-punch...
La petite famille nous a abandonnés pour rentrer au bercail, ne nous laissant d'autre choix que de poursuivre notre route vers la Dominique, en noyant notre chagrin dans le rhum bien sûr...