Jean-Pascal au Pays du Rhum
En plus de bouteilles de vin dans la valise, Jean-Pascal est arrivé en Martinique accompagné de la terrifiante et non moins séduisante Emily. La dite demoiselle, pour les mauvaises langues, n'est pas une fille rencontrée à Orly mais bel et bien le nom du cyclone avec lequel Jean-Pascal a traversé l'Atlantique... Emily est malgré tout restée très courtoise, si toutefois nous pouvons considérer les pluies tropicales torrentielles comme une forme de courtoisie_Noé sait de quoi l'on parle! Cependant pour une tempête tropicale , et à l'évidence sous le charme de notre invité voyageur, elle a fait preuve d'une grande délicatesse et nous la remercions de nous avoir épargnés. Armés de bouteilles de rhum, de la générosité et de la bonne humeur de Jean-Pascal, l'attente du beau temps fut des plus agréables.
La vie tropicale en voilier a très vite repris le dessus. Jean-Pascal s'est découvert soudainement_pour je ne sais quelle raison exactement_ une passion pour la langue anglaise, enfin pour être plus exact pour l'américain. La rigueur Jean-Pascalite lui imposa un travail acharné qui l'amena à améliorer très nettement ses rapports avec son traducteur Ipod. Tout ce qui pouvait comporter une ligne d'anglais y passa.
Des articles de modes aux jardins japonais, en passant par les guides nautiques, tout fut décrypté par notre anglophage ou plutôt notre americanophage. En deux jours, nous ne conversions plus qu'en anglais. L'heure de l'apéro passée, autant dire que la reine d'Angleterre devait se retourner dans...son château. En tout cas tout ça a eu le mérite de nous faire rire!
Après la visite traditionnelle de la rhumerie JM, les mouillages du Marin, de Sainte Anne, la découverte de l'intérieur de l'île sous la pluie, le tour des Yoles, la recherche des bateaux Amel (Jp vous expliquera), après la plongée à Grande Anse sans les tortues nous partîmes pour Sainte Lucie où Jean-Pascal devait prendre l'avion pour New York quelques jours plus tard. L'excitation fut à son comble à Banana Bay quand nous rentrâmes en contact avec le premier autochtone anglophone. C'était un rasta black qui s'appelait "Jah come" et venait nous vendre des fruits à bord de sa petite barque. Jp bien sûr ne perdit pas de temps pour pratiquer... Il refusa cependant ses caramboles pour les beaux fruits de la passion ou Maracuja(h) vendus par "Jah love". La concurrence est dure même pour les rastas à Banana Bay!
Puis après les mouillages de Mango Bay, Goyavo Bay et Tomato Bay, il a fallu, non sans émotion, nous séparer de notre ami Jean-Pascal. Il dut d'abord traverser l'île de Sainte Lucie à bord des "formidables" vans-taxis locaux avant de s'envoler vers de nouvelles aventures aux Amériques...
See you next time, Jean-Pascal!